Il vient de corona, la «couronne», car le «coronavirus est un virus à couronne. Avec la menace de pandémie de COVID-19 qui plane sur la planète, de plus en plus de citoyens s’inquiètent. La pandémie de Covid-19 continue de faire des ravages dans le monde. Si le terme coronavirus désigne le virus, le terme Covid-19 désigne quant à lui la maladie causée par ce même virus. Mais pourquoi ce brusque revirement, alors que jusqu'ici le terme "le" Covid pour désigner la maladie faisait consensus, y compris dans le corps médical ou pour le gouvernement ? J'imagine que les règles sont toujours basées soit sur le sens donné à la catégorie (on va dire une Leffe, une Guiness parce que c'est une bière), soit sur la sonorité. L'usage peut-il encore changer ? Les sages se sont interrogés sur l'accord qui sied au nom donné au nouveau coronavirus. Il est en effet plus logique d'employer le terme au féminin, car le nom complet est maladie à coronavirus 2019. La traduction de "disease" - "maladie" - étant un féminin, Covid-19 devrait donc s'accorder au féminin. Maladie étant féminin, je m'y tiendrai donc désormais : la Covid-19. Des statues affublées de masques de protection. Or "Covid-19" n'est pas tant un nom qu'un acronyme, formé à partir de la contraction des mots "coronavirus" et "disease", affublés d'un "-19"en raison de l'année de sa découverte, 2019. Ce que l'Académie française précise dans sur son site : Covid est l’acronyme de corona virus disease, et les sigles et acronymes ont le genre du nom qui constitue le noyau du syntagme dont ils sont une abréviation. Etait-il nécessaire de corriger le tir, deux mois après tout le monde ? Car de l'autre côté de l'Atlantique, plus précisément du Québec, alors que le masculin était de mise dans un premier temps, il a rapidement été décidé de lui substituer un féminin, comme le raconte le linguiste Michel Francard : La francophonie européenne s'est ralliée au masculin depuis l'apparition de la pandémie. "C'est pareil pour le confinement, on parle déjà de dé-confinement, conclut Sandrine Reboul-Touré. Nous avons des anticorps depuis nos ancêtres » affirme l’un d’entre eux, Hussein, à l’AFP. Or "Covid-19" n'est pas tant un nom qu'un acronyme, formé à partir de la contraction des mots "coronavirus" et "disease", affublés d'un "-19" en raison de l'année de sa découverte, 2019. Le corona, c’est en Europe, en Chine. Pourtant, comme le raconte Frédéric Martel dans l'émission Soft Power, l'Académie française n'aurait pas voté pour "la" Covid : J'ai mené ma petite enquête et j'ai interrogé cinq académiciens. Le mardi 11 février, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) avait tranché : le 2019-nCoV, un coronavirus qui, à l'époque, faisait déjà des ravages en Chine mais paraissait encore très lointain vu d'Europe, avait été baptisé Covid-19 . Les sages expliquent que "covid est l’acronyme de corona virus disease, et les sigles et acronymes ont le genre du nom qui constitue le noyau du syntagme dont ils sont une abréviation". Ainsi, on parle de "la" CIA (Central Intelligence Agency, Agence centrale de renseignement) et on évoquera "le" FBI (Federal Bureau of investigation, Bureau fédéral d'enquêtes). Selon l’Académie française, le féminin est "préférable" Au-delà du vocabulaire, cela permet de nommer une réalité : dire que c'est la guerre permet de museler, d'encadrer tout le reste. Le directeur de recherches en sciences du langage à l'Université de Paris Sorbonne, Loïc Depecker, précise quant à lui qu'en "ce qui concerne les langues, un mot emprunté à une langue par une autre garde certaines propriétés de sa langue d'origine, mais en perd aussi, voire en acquiert d'autres" : Ainsi, en français, les anglicismes ont souvent un genre masculin : un club, un smoking. On me répète qu'il faut en parler au féminin, puisqu'il s'agit de l'acronyme de Coronavirus Disease 2019, traduit donc "Maladie à coronavirus 2019". "Corona virus disease signifie 'maladie provoquée par le corona virus' (virus en forme de couronne)", poursuit l'Académie française. Alors que depuis l’épidémie de coronavirus, il est de coutume d’accompagner le mot « Covid » par le masculin, l’Académie française vient de trancher en faveur de l’usage du féminin. Il était donc logique de dire "le" Covid, au même titre qu'on dit "le coronavirus". Covid-19 : la fumée des bûchers en Inde, un révélateur de la tragédie qui submerge le pays, Réécouter La paresse est l’avenir de l’homme (1/2) : Les "Hikikomori", se retirer pour ne rien faire, La paresse est l’avenir de l’homme (1/2) : Les "Hikikomori", se retirer pour ne rien faire, Réécouter La sélection pour enfants des Pieds sur terre : Le blues de Jeanne, La sélection pour enfants des Pieds sur terre : Le blues de Jeanne, À l’origine du bluetooth : un roi viking du Xe siècle, Réécouter Inde : les raisons d'une catastrophe, Réécouter De la pulsion violente à l’abstinence militante : les natures du désir. En vertu de cette règle, COVID-19 est de genre féminin, car dans la forme longue du terme français, maladie à coronavirus 2019, le mot de base est maladie. "Le" Covid-19 c'est le commun des mortels, "la" Covid, à l'exception des Québécois, ce sont plutôt les spécialistes. https://www.futura-sciences.com/sante/definitions/coronavirus-covid-19-18585 Mais pourquoi ne s"est-on pas accordé plus tôt avec le Québec ? Faudrait-il y aller, mais masqués ! Les « Corona Vlogs », ou l’art de tuer le temps sur YouTube pendant le confinement. Il n’en reste pas moins que l’emploi du féminin serait préférable et qu’il n’est peut-être pas trop tard pour redonner à cet acronyme le genre qui … On dit ainsi la S.N.C.F. Depuis près de deux mois, Nicolas Martin, auteur d'une chronique consacrée à l'actualité scientifique du coronavirus, faisait de la résistance en se contraignant à dire "LA" Covid, quand l'usage courant préférait affubler un masculin à ce terme apparu avec l'épidémie :. Dans un avis rendu le 7 mai dernier, l'Académie française s'est rangée à cette règle orthographique en se prononçant pour un usage au féminin. "Il n’en reste pas moins que l’emploi du féminin serait préférable et qu’il n’est peut-être pas trop tard pour redonner à cet acronyme le genre qui devrait être le sien", concluent les membres de l'Académie française. Rapidement, certains se sont interrogés sur le genre de ce nouveau nom : masculin ou féminin ? Si des journalistes à la télévision et à la radio se mettent tous à dire "la Covid", ça va être répété et répété et peut-être que cela va s'immiscer dans le langage usuel. Si le terme coronavirus désigne le virus, le terme Covid-19 désigne quant à lui la maladie causée par ce même virus. Des études portent à croire que le vaccin de Pfizer contre la COVID-19 protégerait efficacement contre deux variants très contagieux du virus qui ont fait surface au … Dans le doute, et d'une façon assez globale, médias, responsables politiques, personnels du secteur de la santé et anonymes ont opté pour le masculin, citant régulièrement "le" Covid-19. Les coronavirus sont une famille de virus susceptibles d'être à l'origine d'un large éventail de maladies. Doit-on dire "le" ou "la" Covid-19 ? Les coronavirus sont une famille de virus en forme de couronne. Au Québec, sur l'impulsion du gouvernement, "la Covid" s'est d'ores et déjà substitué au "le Covid". Les sigles étrangers prennent généralement le genre qu'aurait en français le mot de base qui les compose (voir, à ce sujet, l'article  de la Banque de dépannage linguistique intitulé Déterminant devant le sigle). L’état d’urgence sanitaire a été déclaré sur tout le territoire québécois pour mettre en place des mesures visant à assurer la protection de la population. Deux mois après le Québec, l'Académie française, ou plutôt son secrétaire perpétuel, en l'absence de vote, a tranché pour un usage au féminin : "la" Covid. "Je sais qu'il y a des différences en français entre le Québec et le reste de la francophonie, comme par exemple pour certains anglicismes comme "une job" ou "une business" détaille la docteure en linguistique française Maria Candea : J'ai l'impression que pour le/la Covid c'est la même chose : le Québec versus le reste de la francophonie. Par exemple, lors de la crise de la vache folle, c'est "la vache folle" qui était plutôt utilisé dans la presse et par le grand public. Or pour la plupart d'entre nous, quand on voit "Covid-19", il est très difficile de voir apparaître une forme là-dedans. Voici un florilège des meilleures blagues qui circulent actuellement sur le net. En Decembre ca sera la merde? ...LA Covid-19. L'Académie française est-elle encore utile ? Pour ce qui est de "Covid", des mots qui finissent en "id" (prononcé "id", donc ça exclut "froid" ou "nid") il n'y en a pas, sauf quelques emprunts masculins ("caïd", "polaroïd", "tabloïd"), ce qui peut influencer le genre qu'on donne spontanément à un mot. Et ainsi, à partir de ce point de départ qui est le "nous sommes en guerre", des mots qu'on avait mis de côté reprennent du service. "Il y a plein d'inventions lexicales autour du Covid : j'ai entendu "les covidés", pour désigner ceux qui avaient contracté la maladie, un peu comme on dit les grippés", poursuit la lexicologue. "On devrait donc dire la covid 19, puisque le noyau est un équivalent du nom français féminin maladie", assure-t-elle. (Contenus en cours de mise à jour - dernière mise à jour le 24 avril 2021) Les réponses à vos questions sur les modalités pratiques mises en place dans les écoles, collèges et lycées, en situation Covid19, pour les élèves, les familles et les personnels. Ensuite, par métonymie, on a donné à la maladie le genre de l’agent pathogène qui la provoque. Le Dr Sherlita Amler insiste sur l'importance d'utiliser du savon. "Comme on a des réalités nouvelles, on va avoir besoin de mots pour les nommer.". On dira ainsi "la" SNCF (Société nationale des chemins de fer), société étant le noyau de ce groupe, ou "le" CIO (Comité international olympique). Il faudrait dire "la" Covid-19. Avec Matthieu Garrigou-Lagrange et Ovidie, De la pulsion violente à l’abstinence militante : les natures du désir. Avec les chiffres publiés, la situation sanitaire liée à l'épidémie de Covid-19 en France est de plus en plus préoccupante. J'ai vu des villes en alerte maximale mais y'aura pas de confinement on est d'accord? Au Canada, après l’emploi initial du masculin, une recommandation officielle de l’Office québécois de la langue française, avalisée par divers experts, a changé la donne. C'est l'une des sombres découvertes de la pandémie : la maladie COVID-19, initialement perçue comme une virulente affection respiratoire, attaque bien plus que les poumons. (Société nationale des chemins de fer) parce que le noyau de ce groupe, société, est un nom féminin, mais le C.I.O. Je vis a plus de 10 000 km, c'est vraiment la merde? Covid-19 devrait être employé au féminin, selon l'Académie française. Reste que la "décision" de l'Académie française rejoint ici ce que décrétait d'ores et déjà, dès mars, l'Office québécois de la langue française dans sa fiche terminologique : On constate une hésitation dans le genre attribué au terme COVID-19, probablement à cause de la confusion entre la dénomination du virus (SARS-CoV-2, masculin) et celle de la maladie (COVID-19,  féminin). Réécouter Covid-19 #1 | L’avenir sombre de la culture et des festivals | Le numérique à l'heure de la crise sanitaire, Covid-19 #1 | L’avenir sombre de la culture et des festivals | Le numérique à l'heure de la crise sanitaire. Le Devoir répond à dix questions.. 1- Le COVID-19, une autre grippe espagnole ? Certains ont même appris par ma bouche les décisions de leur académie. Pour afficher ce contenu Twitter, vous devez accepter les cookies, Une histoire particulière, un récit documentaire en deux parties, Découvrez nos newsletters complémentaires. On distingue ainsi le FBI, Federal Bureau of Investigation, « Bureau fédéral d’enquête », de la CIA, Central Intelligence Agency, « Agence centrale de renseignement », puisque dans un cas on traduit le mot noyau par un nom masculin, bureau, et dans l’autre, par un nom féminin, agence. Cela dit il reste des cas mystérieux : je ne sais pas du tout pourquoi on dit UN Perrier et UNE Badoit ! Alors même que l'usage courant qui s'est imposé en France est d'utiliser ce terme au masculin. Le préservatif, soit, mais masqués, QUAND MÊME ! Le gouvernement place beaucoup d'espoirs dans les traitements à base d'anticorps monoclonaux, et le groupe Roche lui donne raison. Pour le commun des mortels, le "Covid-19", c'est donc la même chose que le virus, et non pas la maladie. Une règle, assure l'Académie française, qui s'applique aussi aux mots étrangers. En linguistique, la motivation linguistique c'est le fait qu'on puisse essayer de donner du sens, à partir de la forme. Même si les spécialistes parlaient d'encéphalopathie spongiforme bovine, tout le monde parlait de la vache folle. La métonymie était si évidente que c'est devenu le mot de tout le monde. Depuis son élection en 2017, Emmanuel Macron tentait de réduire la dette en taillant dans certaines dépenses publiques, tout en n’augmentant pas les impôts. C'est quoi, le coronavirus ou Covid-19 ? © Crédit photo : capture d'écran Google Street view, dans une analyse publiée jeudi 7 mai sur son site internet. "Outre le nom du virus et de la maladie, la période est riche sur le plan linguistique" relève Sandrine Reboul-Touré. Il faut déjà avoir certaines connaissances. Pour détendre un peu l'atmosphère en cette période difficile, nous vous proposons l'humour comme remède. Not to the actual disease, but to the use of the masculine definite article “ le”. Alors qu'en français québécois, les anglicismes se conjuguent au féminin : une job, une sandwich, une vanity-case... "Mon sentiment, c'est que les Québécois sont bilingues, et qu'ils savent donc qu'il faut passer au féminin" tranche la lexicologue Sandrine Reboul-Touré, en assurant que si ces derniers ont "beaucoup d'impact", cela n'en justifie pas moins l'usage du masculin côté français : Ce qui est très peu analysé il me semble quand on s'occupe de mots nouveaux, c'est de savoir qui les utilise. La maladie provoquée par ce coronavirus a été nommée COVID-19 par l’Organisation mondiale de la Santé - OMS. Moi je pense qu'il y aura peut-être "l'après-confinement", comme il y a eu l'après-guerre. La distanciation avec les classes sociales. Réécouter Covid-19 : demain, tous masqués ? (Comité international olympique), parce que le noyau, comité, est un nom masculin. Le médecin chinois Li Wenliang est décédé hier des suites de la maladie. Quand ce syntagme est composé de mots étrangers, le même principe s’applique. Dans le langage courant en France, cette maladie est évoquée au masculin. Covid = COrona VIrus Disease les déscolarisés. C'est là, justement, le problème de l'Académie française et ce qui lui fait perdre chaque jour un peu de sa crédibilité. Les positions de l'Académie française ne sont donc pas celles des académiciens et bien plus probablement du seul secrétaire perpétuel - qui tient à son titre à dire au masculin : Hélène Carrère d'Encausse, âgée de 90 ans et fort bien connue justement pour empêcher la féminisation des titres de profession. ", est dans l'appli Radio FranceDirect, podcasts, fictions. Si on prend une personne au hasard dans la rue, elle ne pourra pas vous expliquer le sens de ce mot-là. Certains mots rares prennent aujourd'hui une dimension toute autre, comme "distanciation sociale" ou encore "immunité de groupe", jusqu'ici réservés aux spécialistes.

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